Le secret professionnel de l'avocat est général, absolu et illimité dans le temps. Est-ce compatible avec un outil qui lit le courrier du cabinet ? Oui — aux mêmes conditions que pour tout prestataire, plus quelques exigences propres à l'IA.
Un cabinet fait déjà transiter des données couvertes par le secret chez son hébergeur de messagerie, son éditeur de logiciel métier, son expert-comptable parfois. La profession admet ce recours à des tiers, à condition que le prestataire soit tenu contractuellement à la confidentialité et que l'avocat garde la maîtrise. Un outil d'IA s'inscrit dans le même cadre.
L'hébergement en Union européenne n'est pas qu'un argument commercial : il détermine le droit applicable aux données et l'exposition à des législations extraterritoriales. Pour du courrier couvert par le secret, c'est un critère d'exclusion, pas une préférence.
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